LE ROYAUME EN CHANTIER

LE ROYAUME EN CHANTIER

Le chantier de l’institution Saint Colomban se poursuit, après la livraison du collège, l’église, la maison paroissiale et l’auditorium avec sa galerie d’expositions commencent à sortir de terre.
Les fondations ont été achevées avant Noël 2025, ensuite ont été positionnés les fourreaux qui permettront de faire passer les tuyaux de chauffage urbain, d’acheminement de l’eau courante, d’évacuation des eaux usées, d’acheminement de l’électricité et des liens informatiques, et accessoirement de la sonorisation de l’édifice.
C’est également la période de la construction aucours de laquelle toutes les décisions de finition et d’aménagement se prennent, ou se précisent. (comme la position des antennes wifi, ou le lavabo de la sacristie, etc…)

Les photos de l’avancement du chantier sont accessibles en cliquant sur cet article.

Louis-Claude GOMEZ

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Pour Pâques 1990, l’équipe pastorale autour des pères Jean de Montalembert, Roger Maksud et Bernard Poupart édita à 3000 exemplaires un premier fascicule de réflexion sur ce qu’induisaient l’arrivée de Disney au centre du secteur IV de Marne-la-Vallée et la création d’une ville nouvelle. La réflexion était menée par la paroisse catholique et par la communauté réformée. La brochure de 40 pages reçu le titre « Le royaume en chantier ». En lançant une modeste série de feuilles d’informations sur le chantier de construction de notre église Saint-Colomban, l’idée me vient naturellement de reprendre ce titre très évocateur ! L’objectif sera d’une part de faire le point sur l’avancée du chantier, d’autre part de reprendre quelques bonnes pages de notre passé pour mesurer le chemin parcouru et construire notre projet pastoral.

Gérard PELLETIER

 

La postface de la brochure Le royaume en chantier, par l’évêque de Meaux, Mgr Louis CORNET, en avril 1990 (p. 39)

Temps de loisirs, temps de re-création.

Emplissez la terre et soumettez-là. (Genèse 1,28).

Vous achevez la lecture de cette brochure. Les informations qu’elle contient, les réflexions auxquelles elles conduisent ne peuvent laisser indifférent.

Signe des temps : l’économie, les loisirs sont à dimension universelle. Leurs leaders occupent patiemment tout l’espace.

À maintes reprises, l’Église a rappelé la prééminence de l’homme sur les activités mêmes qu’il a engendrées.

Dans cet esprit, les Églises et les communautés ecclésiales européennes réunies à Bâle en mai 1989 ont médité sur le thème « Justice, paix et sauvegarde de la création ». Orthodoxe, protestants et catholiques ont considéré ces valeurs comme prioritaire (Message du 21 mai 1989).

Justice et paix appellent chaque homme et chaque personne à la responsabilité, au développement, à la dignité.

Cette vérité sur l’homme et sur les peuples est première pour nous chrétiens, et nous ne sommes pas sûrs de toujours les retrouver dans une certaine paix, un certain développement, une certaine sécurité de vie, même en certaines formes de vie culturelle.

Nous croyons à l’homme créé à l’image de Dieu et sauvé par lui. Cette foi rappelle sans cesse à chacun sa responsabilité : créé, il est à son tour créateur et se recrée lui-même ; Jésus a conduit ses apôtres, à bout de force, vers ce tant de re-création : « Venez à l’écart… et reposez-vous un peu » (Marc 6 31).

L’homme est appelé à rythmer sa vie entre l’activité et le repos, on peut dire aussi le loisir. Temps précieux, exigence d’êtres qui demandent de ne pas faire n’importe quoi. Reprendre possession de soi-même, réorienter sa vie, lui redonner son unité, reformuler dans la paix, voire la prière, ses engagements familiaux, sociaux, son service est une tâche prioritaire pour l’homme aujourd’hui.

Des lieux lui sont offerts pour se recréer : la nature, la maison, un monastère, une église, une rencontre.

Un parc de loisirs a-t’il cette vocation ? Il appartient à chacun de voir l’usage qu’il en fait. En sort-il plus libre, plus capable d’être lui-même et de servir ?

Tout loisir doit entendre cette question. Ni drogue miraculeuse, ni refuge, ni paradis, mais participation de la création et du génie de l’homme à un renouveau de l’espérance dont chacun a besoin pour vivre dans le monde tel qu’il est.

Nos questions de chrétiens sur cet univers qui nous arrive ne peuvent pas être tues. Elles se veulent services des « inventeurs et promoteurs » et services des usagers.

Le monde et son activité sont pour nous comme une immense parabole : nous y cherchons la trace de Dieu. Nous sommes heureux de la découvrir et tristes de voir qu’elle s’est effacée.

Chrétiens, nous ne sommes ni les meilleures analystes de la réalité ni des redresseurs de tort, mais nous associant à la prière que François d’Assise faisait à une époque d’intenses mutation culturelle et de conquête commerciale, nous disons :

Seigneur, fais de nous des instruments de justice,

Seigneur, fais de nous des ouvriers de paix,

Seigneur, faites de nous des instruments de renouveau de ta création (Bâle, 21 mai 1989).

Puisse ce monde nouveau du secteur IV de Marne-la-Vallée se mettre à l’unisson de Dieu pour exaucer notre humble prière.

 

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